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- Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés :: pas tous
Apercu : Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés ».
Attané ayant des problèmes dordre personnel qui lempêchent de venir à cette date.
Ce livre décrit la souffrance subjective de ceux qui travaillent et de la banalisation du mal.
Comment faisons-nous pour tolérer le sort réservé à ces chômeurs et ces « nouveaux pauvres » dont le nombre ne cesse de croître ?
Et comment parvenons-nous, dans le même temps, à accepter sans protester des contraintes de travail toujours plus dures dont nous savons pourtant quelles mettent en danger notre intégrité mentale et physique ?
Dans ce documentaire, tour à tour, quatre personnes racontent leur souffrance au travail dans le cadre dun entretien unique.
Les trois professionnels écoutent et établissent la relation entre la souffrance individuelle du patient et les nouvelles formes dorganisation du travail.
Le nerf de la guerre, cest la compétitivité.
Et cette machine de guerre fonctionne parce que mêmes ceux qui ne sont pas les décideurs, donc la majorité dentre eux, apportent leur concours à son fonctionnement, à son efficacité et à sa longévité, ou quen tout cas ils ne lempêchent pas de poursuivre son déploiement.
La souffrance au travail saccroît parce que ceux qui travaillent perdent progressivement lespoir que la condition qui leur est faite aujourdhui pourrait saméliorer demain.
Plus ils donnent deux-mêmes, plus ils sont « performants », et plus ils font de mal à leurs collègues de travail, plus ils les menacent, du fait même de leurs efforts et de leurs succès.
Ainsi le rapport au travail se dissocie-t-il progressivement de la promesse de bonheur et de sécurité partagés : pour soi-même dabord, mais aussi pour ses collègues, pour ses amis et pour ses enfants.
Cette souffrance saccroît avec labsurdité dun effort au travail qui ne donnera pas en retour de satisfaction vis-à-vis des attentes sur le plan matériel, affectif, social et politique.
Les conséquences de cette souffrance sur le fonctionnement psychique et, au-delà, sur la santé sont inquiétantes.
La peur et la menace au licenciement sont devenues des outils de management.
La peur est devenue une pièce maîtresse dans le fonctionnement du système.
Ce maniement managérial de la peur et de la menace au licenciement pousse les gens à travailler à plein régime et cest un des rouages essentiels à lefficacité du système.
On exige de ceux qui travaillent des performances toujours supérieures en matière de productivité, de disponibilité, de discipline et de don de soi.
Ceux qui travaillent vivent dans une peur permanente.
Peur de ne pas être à la hauteur, peur de perdre son statut, peur de perdre sa place.
La peur sinscrit dans les rapports de travail.
Elle engendre des conduites dobéissance, de soumission et dindividualisme.
Dans ce nouveau système de management basé sur la peur au licenciement, la tolérance à linjustice, la souffrance personnelle et la souffrance infligée aux collègues sont devenues des situations ordinaires.
Ce qui est pointé dans le film cest de voir quentre louvrière et le cadre, on retrouve le même discours.
Il sagit bien dune nouvelle forme dorganisation collective de travail qui sest généralisée et qui génère des pathologies.
Au moment du tournage, il est trop tard.
Comme pour les deux cinéastes, il ne nous reste plus quà prendre la mesure du désastre et constater létendue des dégâts.
Il sest produit en amont quelque chose dirrémédiable.
Une catastrophe en cours, une mutation sans précédent, une forme de peste dont les manifestations perverses nen finissent plus de démembrer le corps social et de reformater lensemble du monde du travail.
Une machine de guerre est mise en place.
Intimidation, harcèlement, chantage, réversibilité des rôles de victimes et de bourreau, représailles sous forme de déclassement définissent aujourdhui lorganisation du travail salarié.
De plus en plus réduit à nêtre quun simple rouage dans un organigramme où la soumission aux ordres vaut davantage que la compétence, où lexpérience professionnelle compte moins que la docilité.
Il sagit desseuler pour ensuite surveiller, contrôler, sanctionner.
Les mêmes principes régissent léconomie de marché : segmentation, isolement, quadrillage.
Cest la rencontre entre un praticien et un patient.
Pour trois situations, cest une première rencontre.
Les patients se racontent de façon linéaire et leur itinéraire professionnel devient comme un mini récit de vie.
Viatique (ce qui apporte un soutien) il fallait apporter comme un prolongement à la parole des patients.
Ce nest alors ni un discours dexperts ni lillustration dune théorie mais bien une réflexion en acte, lélaboration dune pensée commune qui, précisant les problèmes, commence à entrevoir les réponses.
Cest un « film outil » qui va à lessentiel avec lespoir de susciter ou nourrir une réflexion, un débat public.
Le 23 septembre ; 21 octobre ; 25 novembre et 09 décembre 2006.
Voir Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés
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